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Google a remanié sa division DeepMind : Jeff Dean s’en va fonder sa startup et Demis Hassabis se met en retrait pour des recherches de plus long terme. Pendant ce temps, Gemini 4 a été annoncé à Google I/O mais n’est pas encore disponible, et Google a mis l’accent sur des modèles 3.5 jugés loin des meilleurs classements par des observateurs. Sundar Pichai et Demis Hassabis disent viser le leadership, mais des voix externes expriment leur scepticisme.
Gemini 4 annoncé mais toujours absent, et un pari sur les modèles 3.5
Gemini 4 a été présenté lors de Google I/O mais n'est pas encore disponible, ce qui suscite de nombreuses interrogations. Selon plusieurs intervenants, Google a surtout mis l'accent sur des modèles de classe 3.5 qui ne figurent pas en tête des classements, et ils estiment que l'entreprise a pris du retard. SemiAnalysis considère que les récentes décisions ne traduisent pas un enthousiasme particulier pour Gemini 4 Pro. Un intervenant juge que Google reste pour l'instant un laboratoire de pointe, tout en soulignant que la situation pourrait évoluer rapidement. La question de la capacité de Google à rester à la pointe reste posée.
DeepMind remanié : Jeff Dean part, Demis Hassabis se retire
Google a fait part d’une importante réorganisation concernant sa branche IA, Google DeepMind. Jeff Dean, jusque-là scientifique en chef, quitte la société afin de lancer sa propre startup, et Demis Hassabis, cofondateur et PDG de DeepMind, prend du recul pour se concentrer sur des travaux de recherche à plus long terme. Cette refonte est présentée comme un bouleversement des efforts IA de Google et a suscité de nombreuses réactions, dont certaines affirmant que Google pourrait perdre la course à l'IA.
Objectif affiché : rester à la pointe, affirment Sundar Pichai et Demis Hassabis
Sundar Pichai a déclaré que l'entreprise s'engage à rester à la pointe et à se concentrer sur les domaines à améliorer. Demis Hassabis a évoqué l'ouverture d'un nouveau chapitre, affirmant que Google dispose des ingrédients nécessaires pour diriger à l'avenir et qu'il en est convaincu. Des intervenants estiment que Google reste déterminé à fonctionner comme un laboratoire à la frontière de la recherche.
Grand public contre entreprise : où se joue l’avantage compétitif
Des intervenants décrivent Google Search comme l'option de secours du groupe : un service utilisé par des milliards de personnes dans lequel Google intègre l'IA. Selon cette analyse, l'IA grand public ne génère pas encore beaucoup de revenus pour de nombreux acteurs, alors que l'enjeu principal se situe désormais dans l'IA d'entreprise. Anthropic est cité comme prenant une avance notable grâce à son orientation vers l'IA d'entreprise, notamment pour le codage. La discussion interroge aussi le choix stratégique de Google, qui privilégie la multimodalité et les modèles du monde plutôt que des cas d'usage d'entreprise fondamentaux.
Atouts, retard et scénarios : une position puissante mais contestée
La réorganisation intervient alors que des observateurs estiment que Google n'est plus compétitif à la pointe de l'innovation. D'autres considèrent néanmoins que l'entreprise reste la mieux placée pour s'imposer dans l'IA, en raison de ses revenus, de sa puissance de distribution et de ses ressources. Des intervenants rappellent l'ampleur de ses atouts liés à l'intégration, aux outils et aux données, qui constitueraient un filet de sécurité, tout en jugeant surprenant que Google ne soit pas en tête aujourd'hui. Un scénario envisagé est celui d'une trajectoire similaire à celle de Meta, avec un retard qui s'installe et des livraisons qui tardent. Depuis une semaine, le débat sur la place de Google dans la course à l'IA s'est intensifié.






