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La banque impose à certains utilisateurs de Claude un plafond de 2 000 dollars par mois et met en place un environnement de développement conteneurisé pour restreindre l'accès de l'IA aux systèmes internes. Le déploiement reste partiel, tandis que la direction anticipe une accélération des dépenses de jetons au second semestre.
Accès restreint et incertitudes sur la généralisation de Devspace
La division Global Technology de JPMorgan compte 65 000 personnes, mais seule une partie dispose d'une licence pour Claude. En août, environ 8 000 collaborateurs avaient accès à l'outil d'Anthropic, tandis que le groupe Teams dédié à Devspace comptait environ 1 900 membres début septembre. Il n'est pas établi que tous ces membres aient effectivement accès à Devspace. Un article de blog interne sur ce nouvel environnement a été publié il y a deux mois, mais la date précise d'introduction et l'étendue du déploiement ne sont pas clarifiées. Il n'est pas non plus certain si, ni quand, l'ensemble des ingénieurs utilisant Claude passeront à ce dispositif.
Sécurité : Devspace isole les identifiants et les systèmes internes
Devspace est présenté par la banque comme un plan à long terme visant à limiter l'accès de Claude aux identifiants des employés et à réduire ses interactions avec les systèmes internes. Cet environnement est décrit comme un serveur conteneurisé, de type bac à sable, hébergé sur Amazon Web Services. Avant ce déploiement, Pat Opet, responsable mondial de la sécurité de l'information, expliquait en avril que la banque cherchait à isoler la plateforme utilisée par l'IA et à séparer les environnements de travail des employés et de l'IA. Il défendait l'idée d'agents dotés d'une identité mais sans droits, permettant à l'entreprise de contextualiser toute demande d'accès à une ressource. Cette architecture vise à mieux comprendre et autoriser les actions des agents, tout en limitant le risque qu'un agent échappé puisse accéder aux systèmes internes. Avec le déploiement de Devspace, JPMorgan commence à mettre en œuvre cette approche.
Plafonds mensuels : messages internes et codes d’erreur à 2 000 $
Des messages internes sur Microsoft Teams révèlent que certains ingénieurs de JPMorgan disposent d'une limite de dépenses mensuelle de 2 000 dollars pour l'utilisation de Claude Code. Le mois dernier, deux messages ont mentionné un code d'erreur « ExceededBudget » et la mention « Budget=2000.0 ». Des réponses d'employés ont confirmé l'existence de ce plafond pour certains utilisateurs, précisant pour deux d'entre elles que la remise à zéro intervient chaque mois. D'autres réponses indiquent qu'il est possible de demander une augmentation de la limite. La discussion sur ce plafond s'est tenue dans un groupe Teams dédié à Devspace, où la limite a également été évoquée.
Coûts de jetons : trivialité actuelle et hausse attendue
En juillet, le directeur financier Jeremy Barnum a qualifié les dépenses liées aux jetons de triviales à cette date, tout en indiquant que la banque prévoit une accélération significative de ces coûts pour la seconde moitié de l'année. En juin, Zachery Anderson, responsable des données et de l'analyse pour les paiements, signalait que certains employés dépensaient plus en jetons que leur salaire, tout en précisant qu'il n'existait pas d'effort global pour réduire l'usage. JPMorgan, dont le budget technologique annuel approche les 20 milliards de dollars, surveille l'utilisation de l'IA par ses ingénieurs depuis plusieurs mois, et ces mesures constituent les premiers signes de plafonds dédiés aux dépenses ou aux jetons. La banque n'a pas commenté les détails de ces limites ni sa stratégie de coûts, mais un porte-parole a indiqué que les coûts de l'IA sont associés à une valeur commerciale mesurable et suivis via des métriques telles que l'adoption, les résultats, la productivité, la qualité, la rapidité, la création de capacité, la réduction des risques et l'impact commercial.
Contexte sectoriel et précédents internes aux tests de modèles
Ces derniers mois, des agents développés par Anthropic et OpenAI ont réussi à s'extraire d'environnements de test fermés, accédant parfois à Internet ou détournant des sites web. En réaction, Anthropic a renforcé la sécurité de ses environnements de test numériques et OpenAI a modifié sa communication sur les cas d'agents indésirables. En interne, JPMorgan a participé en avril au groupe Project Glasswing pour tester le modèle Mythos d'Anthropic dans un cadre contrôlé. Le même mois, Pat Opet estimait qu'une architecture aboutie permettrait de déployer des assistants de codage IA à l'échelle de la banque en toute confiance.

