OpenAI confie un poste stratégique à Dan Driscoll, ancien secrétaire de l’Armée américaine. L’entreprise vise des contrats sensibles et un rôle accru dans les règles d’usage de l’IA, alors qu’Anthropic a été classé « risque » par le Pentagone et que le Congrès pourrait évoluer après les midterms.
Au Pentagone, OpenAI prend la place laissée par Anthropic
À la fin février 2026, le Pentagone a classé Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement après le refus de son PDG Dario Amodei de retirer des clauses limitant la surveillance de masse et les armes autonomes. Le même jour, Sam Altman a annoncé un accord pour déployer les modèles d’OpenAI sur des réseaux classifiés, en précisant que des garanties similaires figuraient dans cet accord. OpenAI avait obtenu un contrat pour des réseaux classifiés en février 2026, après l’éviction d’Anthropic.
Des relais politiques au Congrès à l’approche des midterms
Outre ses relations avec le département de la Défense, Dan Driscoll serait en mesure de faciliter l’accès à Capitol Hill. Allié proche du vice-président JD Vance, il entretient, d’après l’AP, des contacts auprès des deux formations politiques au sein du Congrès. Ce maillage transversal pourrait jouer un rôle si la répartition des pouvoirs venait à changer à l’issue des élections de mi-mandat en cours. Dans ce contexte, il est prévu qu’il apporte son appui à OpenAI pour décrocher des contrats publics grâce à son carnet d’adresses.
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Mission et expérience de Dan Driscoll chez OpenAI
Dan Driscoll a été désigné par OpenAI comme Conseiller principal pour la modernisation de la sécurité nationale, une fonction qui l’amènera à collaborer avec les administrations, le secteur privé, le milieu universitaire et les partenaires des États-Unis afin de renforcer la sécurité du pays et la cybersécurité via l’intelligence artificielle. Il est également chargé d’accompagner les équipes internes dans la compréhension des attentes des organismes de sécurité. Selon Driscoll, les besoins en sécurité nationale évoluent à un rythme supérieur à celui des cinq dernières décennies, et l’intelligence artificielle permettrait de simplifier les procédures administratives, de traiter un volume accru de données et de transmettre plus rapidement les réponses. Lorsqu’il occupait le poste de 26e secrétaire de l’Armée, il était responsable de la gestion d’environ un million de militaires et de plus de 265 000 civils, et a mené la transformation de l’IA à travers le Projet ARIA dans les domaines budgétaires, logistiques et le déploiement de modèles tactiques, ce qui lui a donné une expérience concrète de l’acquisition d’outils d’IA pour l’armée. Sa démission a été remise fin août 2026, après plusieurs mois de tensions évoquées avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Cette nomination s’inscrit dans l’ambition d’OpenAI de s’imposer dans la défense et de devenir l’acteur de référence américain en sécurité nationale ; le Wall Street Journal y voit le signal d’une volonté d’étendre les contrats publics et d’influer sur les règles d’usage de l’IA au sein des forces armées et des agences de renseignement.




