Brief IA : 35 % des pages récentes présentent des signes d'auteur IA, selon Pew

35 % des pages récentes présentent des signes d'auteur IA, selon Pew

Brief IA
Tom Levy·2 min·0 vues

35 % des pages publiées après ChatGPT présentent des indices d'auteur IA Les domaines .com affichent dix fois plus de signes d'auteur IA que .edu ou .gov L'étude s'appuie sur près de 500 000 pages Common Crawl et la détection Open Pangram.

En bref
135 % des pages publiées après ChatGPT présentent des indices d'auteur IA
2Les domaines .com affichent dix fois plus de signes d'auteur IA que .edu ou .gov
3L'étude s'appuie sur près de 500 000 pages Common Crawl et la détection Open Pangram
💡Pourquoi c'est importantLa proportion de contenus web rédigés ou retouchés par IA progresse rapidement, avec de fortes disparités selon les domaines.
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L'analyse en français

Selon Pew Research, 35 % des pages publiées après la sortie de ChatGPT présentent des indices d'auteur IA. L'empreinte varie fortement selon les domaines, avec bien plus de signaux sur les .com que sur les .edu ou .gov. L'estimation repose sur Common Crawl et un outil de détection d'Open Pangram.

.com bien plus exposé que .edu/.gov, et des limites de détection assumées

Pew Research observe des écarts marqués selon les domaines : les URLs en .com présentent environ dix fois plus de signes d'auteur IA que les .edu ou .gov, tous deux mesurés autour de 1 %. Les .org se situent à 4,6 %. L'organisation précise par ailleurs que l'outil employé, Pangram, comme d'autres détecteurs, peut mal classifier des pages comme rédigées par une IA. En parallèle, d'autres marqueurs supposés d'auteur IA progressent au fil des ans, notamment l'usage des tirets, la virgule dite d'Oxford et des tournures du type « ce n'est pas X, c'est Y ».

Après retrait des pages anciennes, 35 % des pages récentes montrent des signaux IA

Pour estimer la situation actuelle, Pew Research a écarté les pages antérieures à la sortie de ChatGPT et s'est concentré sur les publications postérieures. Dans ce périmètre, des signes d'auteur IA apparaissent dans 35 % des pages. L'organisme souligne que les échantillons aléatoires incluent inévitablement des contenus plus anciens, publiés avant l'existence d'outils d'écriture automatique, et qui ne pouvaient donc pas être rédigés par une IA. Cette tendance ressort dans un échantillon pris au hasard de 10 000 pages rassemblées en juillet 2026, dont environ 10 % présentaient des signes clairs d'une rédaction par une IA. D'après Pew, plus d'un tiers des pages mises en ligne après l'arrivée de ChatGPT présentent des indices d'une origine IA.

Périmètre et contexte : 500 000 pages Common Crawl, Open Pangram et trafic bot

Près de 500 000 pages en anglais issues de l'archive Common Crawl, couvrant cinq années et débutant quelques années avant la sortie de ChatGPT en novembre 2022, ont été analysées. La détection des contenus probablement écrits ou fortement édités par une IA a été réalisée avec la technologie d'Open Pangram, et le travail de Pew porte sur le contenu effectivement parcouru, pas sur l'identité des visiteurs. Publié un jeudi, le rapport intervient alors que Cloudflare a signalé que le trafic des bots a dépassé celui des humains, plus tôt que prévu par l'entreprise. Pew indique en outre que ses résultats rejoignent d'autres travaux qui décrivent une part importante de nouvelles pages comme rédigées ou substantiellement retouchées par des systèmes d'IA.

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