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Des initiatives comme Project Eagle, l'activisme d'investisseurs et le rôle d'acteurs privés sont cités pour illustrer l'essor d'une IA militaire américaine. Le conflit ukrainien sert de terrain d'observation, tandis qu'une période 2027-2037 est présentée comme la plus périlleuse pour l'emploi militaire de l'IA.
Une fenêtre 2027-2037 décrite comme la plus risquée
La période 2027-2037 est présentée comme la plus dangereuse pour l'usage militaire de l'IA, avec un risque de dommages massifs pour la civilisation humaine. Des signes sont évoqués d'un rapprochement d'un point de basculement pour l'IA militaire aux États-Unis. Il est également estimé qu'il deviendra bientôt impossible de maintenir certains systèmes et protections avec intervention humaine dans un nombre croissant d'aspects nouveaux de la guerre. Dans ce contexte, la guerre en Ukraine voit des infrastructures civiles prises pour cibles, et des craintes d'escalade existent sur le front européen, y compris vis-à-vis de l'OTAN. Parallèlement, l'IA semble gagner en puissance dans des domaines comme la cybersécurité, considérée comme une application militaire.
Programmes et acteurs : du Project Eagle à Anduril
Eric Schmidt est mentionné comme étant à la tête du Project Eagle, qui portait auparavant le nom de White Stork. Cette opération, qualifiée de confidentielle et lancée fin 2023, porte sur le développement de drones suicides et d'intercepteurs à bas coût, contrôlés par l'intelligence artificielle. Anduril, société privée associée à Palantir, est présentée comme disposée à fournir des armes à Taïwan. En parallèle, le Pentagone miserait sur un dispositif nommé « SI », sans autre détail fourni.
Laboratoire ukrainien et ruée d’investissements en 2026
La guerre en Ukraine est considérée comme un terrain d'expérimentation pour les États-Unis, qui y analysent la guerre asymétrique, notamment l'emploi de la robotique sur le front. La simultanéité entre la montée en puissance des essaims de drones, l'arrivée de robots militaires avancés et l'éclatement de conflits armés est vue comme une anticipation d'une éventuelle troisième guerre mondiale. En 2026, une frénésie de dépenses des capital-risqueurs américains et européens est signalée sur les systèmes robotiques et l'IA physique, dynamique illustrée notamment par les activités de personnalités comme Eric Schmidt.
Un affrontement élargi et une armement d’IA annoncée
L'IA est présentée comme susceptible d'accroître la probabilité d'affrontements entre les États-Unis et la Chine, mais aussi entre l'Occident et le Bloc Est ou les BRICS. Des zones allant de l'espace à l'exploitation minière en haute mer et sous l'océan sont décrites comme potentiellement contestées. Sur les dix prochaines années, une armement jugée inimaginable de l'IA est annoncée côté américain, dans un contexte où l'escalade mondiale et des technologies de plus en plus médiées par l'IA convergeraient de façon non régulée et accélérée. L'auteur précise ne pas être analyste de la défense nationale. L'IA générative a décollé il y a quatre ans et demi, et ces propos sont replacés après le déclenchement de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine fin février 2022. Les risques ne seraient pas limités à la culture d'entreprises comme OpenAI, mais incluraient les incitations des puissances publiques et privées ; des investisseurs en capital-risque sont décrits comme ayant pris une influence partielle sur des pans de la technologie et de la politique de l'IA au sein de l'appareil américain, jusqu'au Pentagone. La situation est qualifiée de très sérieuse, avec des signes d'escalade dans la préparation américaine à militariser l'IA.




