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La FAA et le Department of Transportation expérimentent à Washington un système d’aide à la gestion du trafic aérien fondé sur l’IA, sans remplacer les contrôleurs. Chiffrée à 875 millions de dollars, l’initiative veut passer d’une logique réactive à prédictive. Le syndicat des contrôleurs dit ne pas avoir été associé au développement et des experts appellent à la vigilance. Une extension progressive à d’autres aéroports est prévue, avec le soutien de grandes compagnies.
Le syndicat non associé et des experts appellent à une mise en œuvre prudente
L’organisation représentant les contrôleurs aériens indique ne pas avoir participé au développement du programme et rappelle que toute technologie doit compléter, et non remplacer, l’expertise et le jugement des contrôleurs responsables de la sécurité du système national. Des spécialistes du trafic aérien prônent une approche prudente lors du déploiement. Margaret Wallace pointe en priorité la formation des contrôleurs et l’intégration des facteurs humains, précisant qu’il s’agit d’un défi propre à toute technologie majeure en environnement critique. Elle estime que la direction de la FAA devra conduire des tests et une mise en œuvre délibérés, assurer une formation adéquate et maintenir des garde-fous de sécurité pendant la transition. À ce stade, l’efficacité réelle du système reste indéterminée.
Objectif affiché : de la réaction à la prédiction, sans évincer l’humain
Le Department of Transportation affirme vouloir faire évoluer la FAA d’une posture réactive vers une gestion prédictive. Le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, soutient que le dispositif permettra de prévenir des problèmes, de réduire les retards, d’alléger la charge des contrôleurs et de faire baisser les prix des voyages. Le système est présenté comme un outil d’aide, non destiné à remplacer les contrôleurs, et qui doit leur fournir des recommandations. Margaret Wallace insiste sur le maintien du rôle central des humains à chaque étape et voit dans cette initiative, si elle est conduite avec soin, un premier pas pouvant amorcer une modernisation d’un système éprouvé par des années de pénuries de personnel.
Fonctions annoncées : 200 flux de données consolidés pour anticiper
La FAA orchestre près de 45 000 vols par jour aux États-Unis. Le système SMART est conçu pour agréger 200 flux d’informations, des trajectoires aux paramètres météo et aux indicateurs de personnel, afin d’offrir une vision unifiée des opérations au sol et en vol. Sur la base de ces données, les contrôleurs pourraient anticiper la demande, la météo et les contraintes d’espace aérien et planifier des heures, des jours, voire des semaines en avance, selon les autorités. L’outil mobilise l’intelligence artificielle pour assister cette planification.
Déploiement initial à Washington, 875 M$ et soutiens des compagnies
L’essai a démarré dans trois aéroports de la région de Washington, à Reagan National, Dulles International et BWI Thurgood Marshall. L’initiative, d’un montant de 875 millions de dollars, a été développée par Air Space Intelligence, entreprise américaine d’IA active dans l’aérospatiale et la défense, qui a déjà travaillé avec l’US Air Force, Alaska Airlines, Delta Air Lines, United Airlines et le Department of Defense. Les dirigeants de plusieurs compagnies, dont United, Delta, American et Southwest, se sont déclarés favorables au déploiement. La FAA prévoit une extension progressive du système à d’autres aéroports du pays.





