Brief IA : Un signal unique dans robots.txt pour refuser le scraping par l'IA

Un signal unique dans robots.txt pour refuser le scraping par l'IA

Brief IA
Tom Levy·2 min

Un signal partagé, le « policy token », doit permettre aux éditeurs de refuser le scraping par l'IA via robots.txt Anthropic l'a déjà adopté, Google et Microsoft prévoient de le soutenir l'an prochain, OpenAI dans les prochains mois Les quatre entreprises annoncent qu'elles limiteront leurs crawlers en présence du signal ; Microsoft proposera des contrôles plus fins et maintiendra l'affichage dans Bing.

En bref
1Un signal partagé, le « policy token », doit permettre aux éditeurs de refuser le scraping par l'IA via robots.txt
2Anthropic l'a déjà adopté, Google et Microsoft prévoient de le soutenir l'an prochain, OpenAI dans les prochains mois
3Les quatre entreprises annoncent qu'elles limiteront leurs crawlers en présence du signal ; Microsoft proposera des contrôles plus fins et maintiendra l'affichage dans Bing
Pourquoi c'est important : Ce standard vise à simplifier et centraliser la gestion du refus de scraping pour les éditeurs face à la multiplication des crawlers d'IA.

Quatre géants de l'IA comptent s'aligner sur un même signal dans robots.txt pour exprimer l'opt‑out de scraping. Anthropic l'utilise déjà, Google et Microsoft visent l'année prochaine et OpenAI annonce une mise en œuvre dans les prochains mois. Microsoft prévoit des réglages plus fins, tout en maintenant l'affichage dans Bing.

Déploiement étalé et visibilité Bing maintenue

Anthropic a déjà adopté le « policy token ». Google et Microsoft prévoient de le soutenir l'année prochaine, et OpenAI indique une mise en œuvre dans les prochains mois. Microsoft précise que les sites resteront visibles dans les résultats de recherche de Bing, même si leurs préférences de scraping sont exprimées via ce signal.

Engagement à restreindre les crawlers et options spécifiques chez Microsoft

OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic annoncent qu'ils limiteront l'accès de leurs crawlers d'IA à un site si le « policy token » y est présent. Microsoft prévoit en plus des contrôles plus détaillés pour permettre aux éditeurs de se désinscrire soit de la formation des modèles, soit de l'AI grounding, qui consiste à relier un modèle d'IA à une source d'information vérifiée afin de réduire les hallucinations.

Le brief IA que lisent les pros

Vous suivez la course aux modèles IA ?

Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.

Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.

Choisissez votre rythme

Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic

Un jeton partagé dans robots.txt et un paysage déjà défensif

Kevin Kelley, qui occupe le poste de responsable technique des standards chez Anthropic, propose dans le cadre de l'IETF un signal partagé baptisé « policy token ». Ce signal est destiné à être ajouté au fichier robots.txt, lequel sert actuellement à spécifier les crawlers autorisés ou interdits d'accès à un site pour l'indexation, l'archivage ou l'entraînement de modèles d'IA. Aujourd'hui, les éditeurs doivent encore exprimer séparément leurs préférences à chaque entreprise d'IA, ce que ce signal vise à centraliser. Cette évolution intervient alors que les éditeurs font face à une multiplication des crawlers d'IA venant extraire leurs contenus pour entraîner des modèles. D'autres solutions existent déjà : le standard Really Simple Licensing permet de facturer les crawlers, et Cloudflare bloque par défaut les crawlers d'IA.

Suivez Brief IA

L'actu IA du jour, aussi dans votre fil.

Commentaires