Brief IA : YouTube étend sa technologie anti-deepfake aux stars du cinéma

YouTube étend sa technologie anti-deepfake aux stars du cinéma

Brief IA
Tom Levy·3 min·2 vues

YouTube élargit sa technologie de détection de ressemblances AI pour permettre aux célébrités et à leurs représentants d'identifier et de supprimer des contenus trompeurs, notamment des deepfakes. Cette initiative, annoncée mardi, vise à protéger l'intégrité des personnalités publiques face à l'augmentation des risques liés aux deepfakes, renforçant ainsi la confiance des utilisateurs sur la plateforme.

En bref
1YouTube a élargi sa technologie de détection de deepfakes pour inclure les célébrités du divertissement.
2Cette technologie fonctionne comme Content ID, mais pour les visages, protégeant les figures publiques de l'usurpation.
3Les agences de talents comme CAA et UTA soutiennent cette initiative, offrant des retours sur l'outil.
💡Pourquoi c'est importantLa protection des célébrités contre les deepfakes renforce la lutte contre l'usurpation d'identité numérique, un enjeu crucial dans l'ère de l'IA.
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L'analyse en français

YouTube renforce sa lutte contre les deepfakes en ciblant les célébrités

YouTube a récemment annoncé l'extension de sa technologie de détection de ressemblances pour inclure les personnalités du monde du divertissement. Cette avancée vise à identifier le contenu généré par l'intelligence artificielle, tel que les deepfakes, qui imitent les visages de célébrités. L'annonce a été faite par la société ce mardi, soulignant son engagement à protéger l'image des figures publiques.

La technologie en question s'inspire du système Content ID déjà en place sur YouTube. Ce système est conçu pour détecter les contenus protégés par des droits d'auteur dans les vidéos mises en ligne par les utilisateurs. Il permet aux détenteurs de droits de demander la suppression des vidéos ou de partager les revenus générés. La nouvelle fonctionnalité applique ce principe aux visages simulés, offrant ainsi une protection supplémentaire aux créateurs et autres personnalités publiques contre l'utilisation non autorisée de leur image, un problème récurrent notamment dans le cadre de publicités frauduleuses.

Une protection étendue à de nouveaux secteurs

Initialement, cette technologie de détection de ressemblances a été testée auprès d'un groupe restreint de créateurs YouTube dans le cadre d'un programme pilote lancé l'année dernière. Au printemps, elle a été élargie pour inclure des politiciens, des fonctionnaires et des journalistes. Désormais, YouTube a décidé d'étendre cette protection aux acteurs de l'industrie du divertissement, y compris les agences de talents, les sociétés de gestion et les célébrités qu'elles représentent. Des agences influentes telles que CAA, UTA, WME et Untitled Management ont apporté leur soutien à cette initiative en fournissant des retours précieux sur l'outil.

Un outil accessible sans chaîne YouTube

L'une des particularités de cet outil est qu'il ne nécessite pas que les artistes possèdent leur propre chaîne YouTube pour en bénéficier. La fonctionnalité analyse le contenu généré par l'IA afin de détecter des correspondances visuelles avec le visage d'un participant inscrit. Les utilisateurs peuvent ensuite décider de demander la suppression de la vidéo pour violation de la politique de confidentialité, de soumettre une demande de retrait pour atteinte aux droits d'auteur, ou de ne pas intervenir. YouTube précise toutefois qu'il ne supprimera pas tout le contenu, car les vidéos de parodie et de satire sont autorisées selon ses règles.

Vers une prise en charge de l'audio

En regardant vers l'avenir, YouTube a également annoncé que sa technologie de détection de ressemblances inclura bientôt la prise en charge de l'audio. Cette évolution s'inscrit dans une démarche plus large de la société pour renforcer les protections contre les contenus générés par l'IA. Parallèlement, YouTube soutient le NO FAKES Act à Washington D.C., une législation qui vise à réglementer l'utilisation de l'IA pour créer des reproductions non autorisées de la voix et de l'apparence visuelle des individus.

Un impact encore limité

Bien que YouTube n'ait pas encore communiqué le nombre exact de suppressions de deepfakes générés par l'IA grâce à cet outil, la société a indiqué en mars que le volume de suppressions restait "très faible". Cela suggère que, bien que l'outil soit en place, son impact est encore limité, mais il représente néanmoins une étape importante dans la lutte contre l'usurpation d'identité numérique.

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